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Publié : 30 octobre 2016

Histoire du cinéma

L’invention du cinéma

Le cinéma est né de la rencontre d’innovations dans le domaine du support photographique et dans celui de la synthèse du mouvement utilisant la persistance rétinienne.
Le cinéma fut le produit de plusieurs siècles d’évolution technologique, de curiosité artistique, et de soif de merveilleux, on peut dire que les frères Lumière, au nom prédestiné, en furent les pionniers dans sa forme actuelle. Mais d’autres aussi participèrent activement à cette aventure : Émile Reynaud, James Muybridge, Thomas Edison
Ainsi, en 1876, Eadweard James Muybridge met au point une expérience : il dispose 12 puis 24 appareils photo le long d’un hippodrome, déclenchés par le passage du cheval. Il obtint ainsi une décomposition du mouvement en plusieurs photographies et conçoit le zoopraxiscope, lui permettant de recomposer le mouvement.

Puis, en 1891, Edison crée le kinétographe, première caméra de prise de vue. Les films tournés n’étaient pas projetés mais regardés à travers une visionneuse baptisé Kinétoscope.
La date de l’invention d’Edison ne peut pas être considérée comme date de naissance du cinéma car le Kinétoscope ne permet pas de projeter le film . Edison ne s’intéresse d’ailleurs pas à la projection, jugeant que cela tuerait rapidement l’intérêt du public pour l’invention.

Généalogie du cinéma


Photographie + Mouvement + Projection = Cinéma

Au XIXe siècle, certains chercheurs tentent de donner l’illusion du mouvement en s’appuyant sur l’optique, d’autres perfectionnent la photographie pour mieux appréhender le réel. Associées à la projection en public, ces techniques rendent possible le cinéma, dont l’invention ne peut donc pas être attribuée à un seul homme.

Magnifique travail réalisé par le ciclic pour nous présenter les inventions et découvertes depuis Nicéphore Niépce jusqu’aux premières projections publiques payantes.
http://interne.ciclic.fr/misterfrise/frises/Genealogie-pe.html

Le Cinématographe Lumière

Les frères Lumière furent ingénieurs, inventeurs et industriels en même temps. On leur doit notamment la mise au point du Cinématographe (à la fois caméra de prise de vues et projecteur).

La première démonstration en public a lieu le 22 mars 1895. Un seul film est montré : Sortie d’usine. Il s’agirait de la première projection publique de photographies animées de longue durée (40 secondes).

Ils réalisèrent également et projetèrent sur grand écran, les premiers films cinématographiques, le 28 décembre 1895 au Grand Café à Paris. Au programme de cette projection : l’Arroseur arrosé, le Repas de bébé, la Sortie de l’usine Lumière à Lyon.

À l’intérieur, l’appareil était installé au centre de la salle sur un escabeau et dirigé vers un écran de deux mètres sur deux. Parmi les spectateurs figurait un certain Georges Méliès alors directeur de théâtre.

D’abord septique, ce dernier compris vite que cette invention pouvait révolutionner le monde du spectacle. À la fin de la séance, il aborda Antoine Lumière et lui proposa de lui racheter son appareil… Mais le Cinématographe n’était pas à vendre !

Le cinéma muet

A sa naissance, le cinéma est muet, la barrière de la langue n’existe pas puisque l’image est universelle. Le cinéma va pourtant connaître dans cette période des évolutions majeures.
Ainsi, l’un des premiers à envisager le cinéma non plus comme un témoignage mais comme un art est Georges Méliès. Il utilise les trucs et astuces en usage dans le monde des illusionnistes et les adapte pour le cinéma. Si les Frères Lumière ont inventé le cinématographe, Méliès a mis au monde l’art cinématographique. Il signe ainsi en 1902 le premier film de Science-fiction, le Voyage dans la Lune.

Méliès réalise plus de 500 courts métrages, souvent peints à la main, entre 1896 et 1913. Outre Méliès, les autres grands noms du cinéma muet sont le burlesque Max Linder qui sera plus tard la source d’inspiration de Charles Chaplin, et Louis Feuillade.
On conserve aujourd’hui peu de films de cette période héroïque qui fut pourtant prolifique. La pellicule était souvent grattée et réutilisée, parfois plusieurs fois, effaçant à jamais nombre d’œuvres. Méliès, lui-même, agissait ainsi.

Le cinéma parlant

L’arrivée du cinéma parlant est un tremblement de terre. En 1929, 20 salles sonorisées sont recensées en France ; elles passent à 1 000 en 1931 et 4 250 en 1937.
Une belle génération de réalisateurs et une foule d’acteurs talentueux venant le plus souvent du théâtre, permettent la production de plusieurs chefs-d’œuvre. Le public suit : 150 millions de spectateurs en 1929, 234 en 1931 puis 453 en 1938, la progression est belle.
La période révèle les premières vedettes du cinéma parlant. Citons ici Arletty, Fernandel, Jean Gabin, Raimu et Michel Simon du côté des acteurs, Sacha Guitry, Julien Duvivier, Jean Renoir et Marcel Pagnol pour ne citer qu’eux, chez les réalisateurs.